FRANCE TO INDIA
Créer une entreprise en Inde depuis la France : procédure, coûts et délais (2026)
Organisez votre immatriculation en Inde autour de l'investisseur réel : une société mère française ou un fondateur à titre personnel. Ce choix détermine les documents des actionnaires, les pouvoirs de signature et les justificatifs de financement.
Country Guides

Organisez votre immatriculation en Inde autour de l'investisseur réel : une société mère française ou un fondateur à titre personnel. Ce choix détermine les documents des actionnaires, les pouvoirs de signature et les justificatifs de financement.
Ceci est le guide complet France vers Inde. Revenez ici pour la structure, la procédure et la mission d'immatriculation.
Pourquoi les entreprises françaises s'implantent en Inde aujourd'hui
La base de consommation de l'Inde, son vivier d'ingénieurs et sa position d'alternative industrielle à la Chine en font un marché logique pour les entreprises françaises, bien au-delà des grands noms traditionnels de l'aéronautique et du luxe. L'implantation ne concerne plus seulement les groupes dont la stratégie indienne figure déjà dans les présentations du conseil d'administration. Des industriels français de taille moyenne, des éditeurs de logiciels et des sociétés de services créent de plus en plus une entité indienne comme première véritable présence en Asie.
Ce qui déclenche généralement l'implantation
Dans la pratique, trois déclencheurs reviennent souvent. Un industriel français remporte un client indien assez important pour exiger une livraison et un service après-vente sur place. Un éditeur de logiciels ou une entreprise industrielle a besoin d'un centre d'ingénierie ou de support en Inde pour maîtriser les coûts et couvrir d'autres fuseaux horaires. Ou encore, un groupe français qui vend déjà en Inde par des distributeurs décide que la perte de marge et le manque de contrôle justifient la création de sa propre entité.
Choisir la structure depuis la France
Le choix de la structure conditionne toute la suite, de l'exposition en responsabilité à la facilité avec laquelle les bénéfices pourront ensuite être rapatriés vers la société mère française.
La filiale à 100 % comme solution par défaut
Pour la plupart des entreprises françaises, une filiale détenue à 100 % sous la forme d'une private limited company indienne (société à responsabilité limitée de droit indien) est la solution raisonnable par défaut. Elle donne à la société mère française la pleine propriété et le plein contrôle, cantonne la responsabilité à l'entité indienne et constitue la structure que les clients, les banques et l'administration fiscale en Inde connaissent le mieux. Elle s'inscrit aussi clairement dans le cadre de la convention fiscale entre les deux pays, ce qui compte lorsque des dividendes ou des honoraires remontent un jour vers la France.
Comparaison avec la succursale et le bureau de liaison
Une succursale (branch office) ou un bureau de liaison (liaison office) est parfois envisagé, en général par des entreprises françaises qui testent le marché avant de s'engager dans une filiale complète. Un bureau de liaison ne peut en principe ni facturer des clients indiens ni percevoir de revenus sur place : il sert à représenter la société mère et à recueillir des informations sur le marché. Une succursale peut exercer une activité commerciale limitée, mais elle est soumise à des exigences d'autorisation et à un contrôle plus strict au titre de la réglementation des changes actuelle, et son traitement fiscal en Inde est souvent moins favorable que celui d'une filiale constituée localement. Pour toute entreprise française qui prévoit réellement de vendre, de produire ou de fournir des services en Inde, la filiale est presque toujours le meilleur choix à long terme.
Détention personnelle ou société mère
Un investissement à titre personnel et un investissement par une société mère produisent des registres de propriété et des exigences documentaires différents. Choisissez l'investisseur en fonction du plan d'activité, de la gouvernance et des financements futurs. Une personne physique ne perd pas automatiquement tout avantage conventionnel parce que l'investissement est détenu à titre personnel. L'éligibilité dépend de la convention, de la résidence, du paiement et des conditions applicables.
La procédure d'immatriculation depuis la France, étape par étape
SPICe Plus avec une société mère étrangère
La constitution d'une société indienne passe par un formulaire en ligne unique et intégré, appelé SPICe Plus, déposé auprès du Ministry of Corporate Affairs (ministère indien des affaires des sociétés). Lorsque la société mère est une SAS ou une SARL française, le formulaire exige les informations sociales de la société mère, ses signataires habilités et la preuve de la décision approuvant l'investissement en Inde. Sur le plan mécanique, la procédure est identique à une constitution de société locale : le travail supplémentaire consiste entièrement à préparer correctement, du premier coup, la partie française du dossier.
Documents et légalisation
Les documents français doivent être revêtus d'une apostille. L'autorité compétente et la vérification des traductions sont présentées plus bas, dans la section Apostille en France et traductions assermentées.
DIN pour les administrateurs étrangers
Chaque administrateur (director) de la société indienne, y compris les ressortissants français résidant en France, a en principe besoin d'un Director Identification Number avant le dépôt de la demande de constitution. Il faut pour cela une pièce d'identité et un justificatif de domicile français, légalisés ou apostillés selon les exigences, ainsi qu'une photographie et un certificat de signature électronique. Rien de tout cela n'exige de se rendre en Inde : tout peut se faire depuis la France avec une bonne préparation des documents.
Administrateur résident et siège social
Au moins un administrateur doit avoir séjourné en Inde au moins 182 jours au cours de l'exercice. Pour une société nouvellement constituée, l'exigence s'applique au prorata à la fin de son premier exercice. La nationalité ne remplace pas ce critère de résidence. Un administrateur résident a des obligations légales, même lorsque la société mère étrangère conserve la propriété. Voir la section 149 du Companies Act.
Préparez l'adresse du siège social en Inde, l'autorisation de l'utiliser et les justificatifs correspondants. La propriété des locaux est une question distincte de la propriété de la société.
Les spécificités françaises qui changent la méthode
SAS ou SARL comme société mère : les documents acceptés par le MCA
Que la société mère française soit une SAS ou une SARL change rarement le dépôt indien lui-même, mais cela change les documents français qui prouvent les pouvoirs de la société mère. Une SAS prouve généralement l'approbation par une décision du président ou une délibération du conseil, selon ses statuts, tandis qu'une SARL s'appuie en général sur une décision du gérant ou une décision des associés. Dans tous les cas, le registre indien demandera le document qui, en droit français des sociétés, reflète réellement l'approbation de l'investissement en Inde par le décisionnaire habilité, traduit et apostillé de manière cohérente avec les autres pièces du dossier.
Apostille en France et traductions assermentées
L'annuaire actuel des autorités françaises confie la délivrance des apostilles à des organismes notariaux régionaux et interdépartementaux désignés pour les zones métropolitaines et d'outre-mer listées, avec des dispositions distinctes pour certains autres territoires. Ne réutilisez pas une liste qui envoie tous les documents français à une juridiction. Vérifiez l'autorité compétente selon le lieu et le type de document. Consultez l'annuaire officiel des autorités françaises pour identifier le bureau compétent.
Le dossier peut comprendre les documents d'immatriculation et les statuts de l'investisseur, l'approbation de l'investissement, les pouvoirs des signataires et les pièces d'identité des administrateurs. Mettez-vous d'accord sur les formes requises et sur les traductions nécessaires avant de payer une certification.
Éligibilité à la convention pour le paiement envisagé
Vérifiez les dispositions de la convention et le droit interne en vigueur pour le paiement envisagé avant de transférer des fonds. Les dividendes, intérêts, redevances et paiements de services peuvent être traités différemment. Une preuve de résidence ne suffit pas à établir toutes les conditions conventionnelles. Examinez la qualité de bénéficiaire effectif, la substance et toute règle de limitation ou anti-abus applicable. Obtenez un calcul pour le bénéficiaire et le paiement réels plutôt que de supposer un taux unique pour ce corridor.
Entrée et sortie des fonds
Apport de capital et FC GPR
Arrêtez la voie d'investissement, la valorisation et les justificatifs bancaires avant d'envoyer le capital. Enregistrez séparément la date de réception et la date d'émission. Un certificat de transfert prouve la réception des fonds, mais ne qualifie pas à lui seul l'argent de capital ou de prêt. Pour une émission d'actions relevant des FDI (investissements directs étrangers) soumise à déclaration, le formulaire FC-GPR est dû dans les 30 jours suivant l'émission, selon la directive de déclaration de la RBI. Confiez la déclaration à un responsable avant le financement et conservez l'accusé de réception.
Aéronautique, luxe et énergie : les filières françaises qui s'implantent en Inde
Les secteurs qui ont historiquement porté l'investissement français en Inde, à savoir les composants aéronautiques et de défense, le luxe et la distribution, l'énergie et l'ingénierie industrielle, comportent parfois leur propre niveau d'autorisation ou de licence sectorielle, en plus de la procédure standard d'immatriculation. Un équipementier aéronautique français qui crée une unité de production en Inde, par exemple, peut devoir tenir compte des conditions propres au secteur de la défense en plus des étapes courantes de constitution, et ce point doit être vérifié au regard de la politique sectorielle en vigueur avant de finaliser la structure.
Le calendrier de conformité après le premier jour
FC GPR, FLA et le rythme FEMA
Suivez chaque déclaration d'investissement à partir de son propre fait générateur. Vérifiez si la déclaration annuelle Foreign Liabilities and Assets (FLA) s'applique et contrôlez l'échéance de l'année concernée, y compris les prorogations publiées. Conservez ensemble les accusés bancaires, les registres des actions et les déclarations déposées.
Bases ROC, GST et paie
Une filiale indienne d'une société mère française supporte les mêmes obligations annuelles de base que toute autre private limited company indienne : dépôts annuels auprès du Registrar of Companies, audit légal quel que soit le chiffre d'affaires et déclaration d'impôt sur le revenu. Si la société vend des biens ou des services au-delà du seuil applicable, ou vend d'un État à un autre, elle aura aussi en général besoin d'un enregistrement GST (taxe indienne sur les biens et services) et de déclarations GST mensuelles ou trimestrielles. Dès que la société recrute localement, la conformité de la paie, y compris le provident fund (caisse de prévoyance) et l'employee state insurance (assurance sociale des salariés) le cas échéant, ajoute une couche récurrente supplémentaire.
Ce que doit couvrir un forfait mensuel
Un forfait mensuel de conformité raisonnable pour une filiale indienne détenue par une société française doit couvrir la tenue comptable, les déclarations GST, le traitement de la paie, les versements et déclarations de TDS (retenue à la source), et un reporting de gestion périodique pour l'équipe financière française, en plus des dépôts annuels ROC et FEMA. Un dispositif de gestion de la conformité bien structuré coûte en général moins cher et présente beaucoup moins de risques sur une année complète que de payer chaque dépôt au coup par coup à l'approche des échéances.
Coûts et délais depuis la France
Un budget global réaliste
Les honoraires pour constituer et faire fonctionner une filiale indienne varient selon le conseil et selon l'ampleur de la préparation documentaire côté français. Les fourchettes ci-dessous reflètent ce qu'un porteur de projet français doit en général prévoir, hors frais administratifs et droits de timbre, qui varient selon l'État du siège social.
| Poste | Fourchette habituelle (en 2026) |
|---|---|
| Constitution, y compris dépôt SPICe Plus et DIN | Honoraires de Krystal7 Consultants : USD 1 200 à 1 700 (environ EUR 1 050 à 1 500) |
| Apostille et traduction des documents français | Selon le volume de documents, souvent l'équivalent de EUR 200 à 600 |
| Conformité annuelle ROC et audit légal | Honoraires en général compris entre INR 60 000 et 150 000 par an |
| Déclarations FEMA (FC GPR, FLA annuelle) | Souvent incluses dans le forfait de conformité, ou facturées séparément par déclaration |
| Forfait mensuel de conformité | Le forfait de Krystal7 Consultants commence à USD 300 par mois (environ EUR 265) et dépend du volume de transactions et des effectifs |
Les montants exacts doivent toujours être confirmés au regard des barèmes d'honoraires et des textes officiels en vigueur au moment de la mission. Consultez nos tarifs pour une grille d'honoraires fixes à jour.
Planifier la date d'achèvement
Demandez un calendrier qui distingue la préparation des documents à l'étranger, toute autorisation d'investissement, la constitution et l'ouverture du compte bancaire. Les questions sur le dossier et les contrôles bancaires peuvent modifier la date d'achèvement. Ne considérez pas la constitution comme la confirmation que la société est prête pour toutes les opérations.
Questions fréquentes
Une société française peut-elle détenir 100 % d'une filiale indienne ?
Oui. Selon les règles actuelles, la plupart des secteurs autorisent une détention étrangère totale d'une private limited company indienne par la voie automatique, ce qui signifie qu'aucune autorisation préalable du gouvernement n'est en général requise. Quelques secteurs sont soumis à des conditions ou à des plafonds : il est donc utile de confirmer la situation du secteur concerné avant de finaliser la structure de l'actionnariat.
Combien de temps faut-il pour immatriculer une société indienne depuis la France ?
Un délai réaliste est d'environ quatre à cinq semaines entre le démarrage et une société disposant de son compte bancaire et de son GST, auquel s'ajoute le temps nécessaire en France pour l'apostille et la traduction. Les délais de deux semaines annoncés supposent en général que les documents français sont déjà apostillés avant le début du décompte.
Dois-je me rendre en Inde pour constituer la société ?
Une grande partie du travail de constitution peut être coordonnée à distance. Vérifiez les exigences relatives à la signature des documents, à la vérification des signatures électroniques et au KYC bancaire pour les personnes et documents concernés. Certaines étapes peuvent exiger des originaux ou une présence personnelle. Mettez-vous d'accord sur ces exigences avant de décider si un déplacement est nécessaire.
Combien coûte la création et la gestion d'une filiale indienne ?
Les honoraires publiés de Krystal7 Consultants pour la création d'une filiale indienne sont de USD 1 200 à 1 700 (environ EUR 1 050 à 1 500). Les frais administratifs, l'apostille et la traduction sont en sus. La conformité annuelle courante, y compris l'audit, les dépôts ROC et les déclarations FEMA, ajoute en général un coût récurrent chaque année. Les montants exacts doivent être confirmés au moment de la mission au regard des barèmes en vigueur.
Les étrangers peuvent-ils immatriculer une société en Inde ?
Oui. Les personnes physiques et les sociétés étrangères, y compris les ressortissants français et les SAS ou SARL françaises, peuvent en général immatriculer et détenir à 100 % une private limited company indienne selon les règles actuelles sur l'investissement étranger, sous réserve de conditions sectorielles dans un nombre limité d'activités.
Combien coûte l'immatriculation d'une société en Inde ?
Les frais administratifs de constitution sont relativement modestes et varient selon le capital autorisé de la société et l'État de son siège social, tandis que les honoraires publiés de Krystal7 Consultants pour la création standard d'une filiale sont de USD 1 200 à 1 700 (environ EUR 1 050 à 1 500). Les coûts augmentent lorsque d'importants travaux d'apostille et de traduction sont nécessaires, comme c'est souvent le cas pour une société mère française.
Comment les entreprises européennes peuvent-elles immatriculer une activité en Inde ?
Le mécanisme est largement le même dans la plupart des pays européens : constituer une private limited company indienne par le dépôt SPICe Plus, obtenir un DIN pour les administrateurs étrangers, légaliser les documents de la société mère (par apostille lorsque la Convention Apostille est en vigueur entre ce pays et l'Inde, comme pour la France, et sinon par légalisation auprès de la représentation diplomatique indienne, par exemple en Allemagne, qui a fait objection à l'adhésion de l'Inde), puis transférer le capital social et déposer le FC GPR. La principale variable d'un pays à l'autre est la chaîne de légalisation des documents et la convention de non double imposition applicable.
Comment immatriculer légalement une société en Inde ?
Immatriculer légalement une société signifie déposer le formulaire SPICe Plus auprès du Ministry of Corporate Affairs, obtenir des DIN et des certificats de signature électronique valides pour tous les administrateurs, disposer d'une véritable adresse de siège social et effectuer les déclarations FEMA une fois le capital étranger transféré. Omettre l'une de ces étapes, en particulier les déclarations FEMA, laisse la société techniquement constituée mais non conforme dès le premier jour.
Quel montant faut-il pour ouvrir une société en Inde ?
Selon les règles actuelles, il n'existe en général aucun capital minimum libéré fixe pour une private limited company. Le montant que la société mère française transfère est donc surtout une décision de gestion, fondée sur les besoins en fonds de roulement de la filiale indienne, et non un plancher réglementaire.
Un étranger peut-il être administrateur d'une société indienne ?
Oui, un ressortissant français peut être administrateur d'une société indienne, à condition d'obtenir un Director Identification Number et un certificat de signature électronique. Selon le droit des sociétés actuel, au moins un administrateur du conseil doit en général remplir une condition de résidence en Inde. C'est pourquoi la plupart des filiales détenues par des Français nomment au moins un administrateur basé en Inde aux côtés de leurs dirigeants français.
NEXT STEP
Plan your India registration from France
Review our incorporation scope and discuss the ownership structure, documents and support your Indian entity needs.
Filed under Country Guides · All corridors